Un triste constat
Le résultat électoral du 6 décembre est le symptôme d’un naufrage plus général, qu’il faut regarder en face. Le niveau d’abstention encore très élevé montre la lassitude et la colère sourde de nombreux électeurs face à la représentation politique. Le recours aux extrêmes n’est plus un vote sanction mais s’assume par une adhésion à des thèses, qui se nourrissent de peurs et de préjugés, pour mieux vendre ses mirages. Enfin, la lente érosion des partis traditionnels se confirme sur les ressacs d’une crise économique, sociale et politique.
Réagir, agir et voter
Bien au-delà de ces élections régionales, l’Ifac, conscient du grand malaise social, renforcera dans chacune de ses actions et dans ses réflexions les sujets liés à la culture, à la citoyenneté, au civisme, à la liberté d’expression, au respect de l’autre, à l’engagement, à la connaissance des institutions et des valeurs qui fondent notre République.
Mais déjà, dans cet entre-deux tours, au-delà des exaspérations, il est utile de rappeler que voter est un droit mais que c’est aussi un devoir civique. Chacun peut faire ses choix en son âme et conscience ; mais personne ne peut plus juste subir ou contester en silence. Nous appelons chacun, par son vote et par une action continue, durable et volontariste, à défendre et à s’engager autour de nos valeurs humanistes et républicaines : celles des lumières, de la Liberté et de la Fraternité.
Puisque la démocratie est fragile, nous devrons la renforcer par encore plus de démocratie et plus de pédagogie.