
Cet afflux massif autant que soudain a été absorbé par nos services avec efficacité et courage. Quelques mois plus tard, nous sommes en mesure de tirer un premier bilan, satisfaisant à bien des égards. L’externalisation d’une activité, comme le changement de prestataire, est un passage sensible dans lequel des composantes techniques et psychologiques s’affrontent : les craintes liées au changement d’employeur chez les salariés, des attentes de changement trop fortes voire immédiates du côté de la collectivité, des procédures à installer puis à maîtriser, un état d’esprit à poser, des familles à rassurer. Sur un marché comme dans la vie, il faut laisser le temps aux acteurs de s’apprivoiser. Cette étape franchie, les résultats commencent à poindre lentement, puis sûrement, et enfin durablement. Notre démarche qualité a démontré dans cette période toute son efficacité en tant qu’outil d’analyse mais surtout comme méthode managériale efficace et collaborative. Cette période a aussi démontré la nécessité de renforcer la formation ainsi que l’accompagnement des animateurs et des encadrants ; l’animation de la communauté éducative pour asseoir la complémentarité et la cohérence des interventions de chacun ; une gestion rationnalisée pour répondre à une réalité économique contraignante ; la nécessité de renforcer les valeurs de vivre-ensemble, de citoyenneté, de coopération et d’engagement auprès des usagers ; la promotion de l’éducation populaire en mouvement éducatif fédérateur et modérateur. Nous continuons chaque jour à faire évoluer nos méthodes pour garantir la prise en compte des individus dans un service de qualité, adapté aux réalités économiques.

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La lettre de l’Ifac décembre 2016