Ifac à l’heure des vacances apprenantes

« L’opération vacances apprenantes a pour objectif de répondre au besoin d’expériences collectives, de partage et de remobilisation des savoirs après la période de confinement qu’a connu notre pays. Les enfants et les jeunes les plus privés de ces apports doivent se voir proposer une offre d’activités spécifique et renouvelée. »

{Ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse}

Le 5 mai 2020, à Poissy, Emmanuel Macron, président de la République, annonçait que l’été devait être l’occasion « de faire preuve collectivement d’inventivité et de créativité pour incarner la Nation apprenante tout au long de l’année et venir en appui aux familles ».

Le 6 mai dernier, à l’Assemblée Nationale, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, expliquait qu’environ 4 % des élèves étaient « sortis des radars » durant la quarantaine. Un décrochage inquiétant, surtout en élémentaire où « les choses ne sont pas rattrapables par la suite ».

Le gouvernement a alors présenté l’opération « vacances apprenantes » pour un million d’enfants. Doté de 200 M€, ce plan est d’une ampleur inédite.

Le gouvernement tient à un dispositif le plus complet possible pour mettre à profit les deux mois estivaux. Cette opération a deux objectifs majeurs :

  • pédagogique d’abord pour lutter contre les retards qui ont pu s’accumuler pendant le confinement et les risques de décrochage à la prochaine rentrée scolaire.
  • social ensuite afin de permettre aux enfants de retrouver des liens sociaux et de de vivre des moments amusants et enrichissants pendant l’été.

    Le but de ces vacances apprenantes est d’aider les enfants que la crise aura pu fragiliser, en faisant de leur été, une période de détente, de découverte, d’apprentissage et de solidarité.

    Tous les établissements, associations et/ou écoles qui accueilleront des enfants cet été sont dans l’obligation de respecter les consignes sanitaires et auront les mêmes objectifs et point commun : le renforcement des apprentissages, la culture, le sport et le développement durable.

L’opération vacances apprenantes

Quatre dispositifs sont proposés « de façon à ce qu’aucun enfant ne soit confiné pour des raisons sociales et non plus sanitaires aux mois de juillet et août », a reformulé Jean-Michel Blanquer. « Les publics prioritaires seront les enfants et les jeunes scolarisés (3 à 17 ans) …  » précise le gouvernement, et notamment ceux en situation sociale fragile.

  • Le dispositif « école ouverte » accueillera dans les écoles et autres établissements de jeunesse, les enfants qui ne quitteront pas leur lieu de résidence pendant les vacances. Un programme équilibré associant renforcement scolaire et activités sportives ou culturelles leur sera proposé.
  • Le Dispositif « École ouverte buissonnière » veut inciter à la découverte de la nature et du patrimoine local afin de sensibiliser les élèves du CP à la terminale au développement durable : des séjours en zones rurales.
  • « L’Été du pro » accueille les élèves des lycées professionnels dans des plateaux techniques nécessaires à leur formation initiale.
  • Les « Colos apprenantes » se dérouleront pendant les congés d’été : du 4 juillet au 31 août 2020. Ces séjours (en acm ou en colo) labellisés par l’État associeront du renforcement des apprentissages et des activités de loisirs autour de la culture, du sport, du développement durable. Une aide de l’Etat plafonnée à 400 € par mineur et par semaine sera versée aux collectivités partenaires pour permettre à 250 000 enfants et jeunes de partir en vacances.


Ifac intervient essentiellement sur ce dernier volet. Nous proposerons avec nos équipes des activités pour apprendre tout en s’amusant. L’équilibre des temps pédagogiques doit permettre aux enfants de renforcer certains savoirs afin de mieux appréhender la rentrée prochaine.

« Dans le cadre de la préparation des vacances apprenantes, nous avons constitué un conseil scientifique réunissant des enseignants d’école élémentaire et de collège, des CPE, des acteurs professionnelles de la lutte contre le décrochage scolaire et de l’animation socio-éducative. Nous avons identifié plusieurs axes de travail pour pallier les conséquences sanitaires, sociales et éducatives de l’épidémie. » précise Martial Dutailly, directeur général d’Ifac.

Par exemple, pour nos équipes des centres sociaux Ifac de Savigny-sur-Orge (91), le temps du matin sera réservé aux élémentaires et aux adolescents, sur un temps de deux heures avec des activités telles que : le cahier de vacances, 3 minutes pour comprendre, des ateliers écriture et lecture.

« Le but des activités mises en place est de renforcer les connaissances des enfants ou de pointer ce qui n’a pas été vu en classe avant les vacances de manière à ce que dès la rentrée, les enfants puissent aller voir son instituteur/professeur avec leurs questions. » dit Cyril Migaud, directeur ifac de Bussy-saint-Georges animation (77).


À Savigny animation (78) nos animateurs-tices complètent la journée studieuse , par des activités en lien avec les enjeux climatiques ou la biodiversité mais aussi avec certaines expressions artistiques : Instant photo, visite du musée de la photo ; création de dessins animés, Showtime – théâtre, comédie musicale, court métrage, Art du cirque, activités sportives et de plein air ; découverte de la nature, plantation etc.

Les équipes d’Ifac Nîmes (30) organiseront 6 séjours, au cœur de la forêt ou encore au bord de la mer afin que tout le monde trouve son bonheur et puisse s’épanouir. Enfin, les ados du Club ados réussite d’Ifac Antony (92) et du centre social Ifac de Boulogne (92) rejoignent ensemble le Raid aventure à Dreux pour une semaine.

« La programmation des activités doit être suffisamment diverse pour amener les jeunes sur des thématiques nouvelles, et si possible dans un environnement inédit. En ce sens, les séjours sont des supports formidables pour travailler l’adaptation, et la vie en collectivité. Les méthodes employées dans le cadre des temps de renforcement suscitent le questionnement, conduit les élèves à challenger personnellement ou collectivement leurs apprentissages. Les activités à dominante culturelle viennent renforcer la dynamique. » explique Pascal Denis, directeur de la communication d’Ifac.

Cet été, 207 de nos accueils de loisirs proposeront des vacances ludiques et studieuses. Avec notre partenaire Magellan, plus de 3000 enfants partiront en séjours apprenants.

« De ces colos apprenantes, peuvent naître des idées intéressantes qui irrigueront les colos mais aussi l’école. Les deux milieux pourront, peut-être, mieux s’articuler. Je rappelle que ce type d’organisation n’a d’ailleurs rien de révolutionnaire. En Allemagne, par exemple, la journée des enfants est organisée ainsi, avec les apprentissages le matin et les loisirs l’après-midi.  » précise l’historien André Rauch dans le journal La Croix.

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